Krach dans la ville de Paris, la référence des prix en France

(Source : La bulle immobilière)
http://www.bulle-immobiliere.org/#sec-nouvelles


Les prix de la ville de Paris constituent une référence pour le marché français.

La conférence de Presse des Notaires de Paris du 19 Janvier 2005 a été l'objet d'une vaste couverture médiatique par France-Info, Le Figaro, l'AFP et de nombreux autres journaux.

En comparant certains chiffres publiés par les Notaires, nous avons réussi à mettre en évidence, dans certains quartiers de Paris au troisième trimestre 2004, une chute brutale des prix, estimée à 7% à 15% environ en rythme annuel.

Ce début de krach à Paris est confirmé par les chiffres publiés, le 2 Mars 2005, sur site Internet de petites annonces Particulier à Particulier. Les prix baissent dans les huit arrondissements les plus chers de Paris, entre le 1er Décembre 2004 et le 1er Mars 2005. La baisse est de l'ordre de 3% à 10% sur trois mois, soit nettement plus en rythme annuel que les chiffres fournis par les Notaires. Ailleurs, les prix progressent faiblement.

Vous pouvez télécharger le fichier Excel des données pour l'étudier. Nous proposons également un graphique, sur lequel chaque point représente un arrondissement de Paris.


Les quartiers chics sont habités par des ménages aisés. Traditionnellement, on considère que les ménages aisés sont mieux informés que les classes moyennes : ils lisent la presse internationale et ont une bonne compréhension des mécanismes économiques. Les ménages aisés sont les premiers à comprendre que les prix seront sabrés. Ils acceptent donc volontier une remise de prix importante. Par contre, dans les quartiers populaires, vendeurs et acheteurs ignorent tout du krach en cours : les prix continuent de monter, mais pour combien de temps.

Par ailleurs Immonot, le site Internet des Notaires, publie un graphique montrant que les prix baissent de Juin 2004 à Décembre 2004 (dernières données publiées). Il ne nous est pas possible de reproduire ce graphique, mais vous pouvez le visualiser en suivant le lien vers Immonot

Panique des banques et des investisseurs institutionnels


Les investisseurs institutionnels sont pris de panique et se débarassent de leurs biens immobiliers, en les vendant à la découpe à des acheteurs hypnothisés et sous-informés par des médias défaillants. De nombreux locataires, pensant se retrouver à la rue, achètent au prix fort. Il seront prisonniers de la bulle.

De nombreuses banques émettent des avertissements. Dans sa note de synthèse trimestrielle de Janvier 2005, le Crédit Agricole indique qu'un "certain freinage des ventes et des prix devrait intervenir en 2005". En langage financier, nous pensons que cela signifie "Tous aux canaux de sauvetage, les banquiers et les investisseurs institutionnels en premier, pour les autres passagers des écopes sont à disposition".

Dans cette ambiance déprimée, les agences immobilières se posent la question de leur survie et mettent en oeuvre toutes les techniques de communication à leur disposition. En Italie et en Espagne, des centaines d'agences immobilières ont fermé leur portes.

Crise mondiale, transmission via Internet

En outre, la nouvelle d'un krach au troisième trimestre et quatrième trimestre 2004 à Londres, dans certains Etats des Etats-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande s'est répandue comme une traînée de poudre. Penser que le marché français sera seul épargné par la crise est une gageur.

Désormais, les investisseurs français ont la possibilité de se connecter à des serveurs Web pour télécharger des études précises et détaillées, sans attendre une année ou deux avant d'être informés, comme c'était le cas lors du krach de 1991-1993.

Les médias anglo-saxons ont brisé tous les tabous et publient des articles aux titres ravageurs. Par exemple :
    •     Bye-Bye Housing Boom (Washington Post)
    •     Buy-to-let: the end of the dream (Sunday Herald)
    •     etc...

Sur Internet, les propriétaires endettés pour 30 ans, prisonniers de la chute des prix, se réunissent et dialoguent sur des sites dédiés à la faillite de l'immobilier. Ces propriétaires en viennent à maudir l'immobilier et cassent le moral des acheteurs potentiels, entraînant les prix à la baisse. Parfois, les files de discussion ont plus de 500 messages.

En outre, les gouvernements semblent impuissants à arrêter la crise, car les taux d'intérêt sont très bas. Même avec la meilleur volonté, les gouvernements auront du mal à casser la logique de surproduction. L'immobilier pourrait chuter à des niveaux de prix ridiculement bas.